Nos élèves de première OIB au lycée Paul Valéry de Meknès


C’est bien dans le cadre d’une discussion portant sur les élèves OIB de l’autobiographie dite féminine, que l’école Paul Valéry nous ont ouvert les portes de leur établissement accompagnés par leur très chère enseignante d’arabe Madame Benbada., encadrés par nos honorables enseignantes Madame Bencherqui et Madame Sellami,. C’est dans la ville de Meknès que nous fîmes connaissance avec nos nouveaux camarades, mais c’est aussi là-bas que nous avons eu l’honneur de rencontrer, de discuter et de débattre avec nos invitées, mesdames Saïda Charif, rédactrice en chef du magazine « The What » et madame Oulaya El Idrissi El Bouzaïdi, une poétesse attachée à la nature, dont les mots, les expressions sonnaient comme de la musique à nos oreilles. Le débat débuta par la question suivante « qu’est ce que l’écriture féminine et une telle expression devrait-elle exister ? » Une question polémique qui a su réveiller quelques uns et en stimuler d’autres, mais surtout, une question qui a scindé l’assemblée en deux groupes. Le premier défendant le fait que l’écriture n’a pas de genre, pas de sexe. L’écriture féminine et masculine diffèreraient de part certaines nuances. Le second groupe, lui, affirme qu’il existe une écriture féminine, différente de l’écriture masculine de par la dénonciation et la mise à nu de sujets plus sociétaux, plus sentimentaux.

Ensuite, l’écriture féminine a pour but de permettre à la femme de s’exprimer, de lui donner une voix dans une société contrôlée par les hommes, une société patriarcale étouffant la voix de la femme. Ainsi, lorsque la femme écrit, elle mène une guerre contre les hommes, mais aussi contre elle-même. L’écriture représente donc pour la femme et plus particulièrement la femme arabe, un moyen d’émancipation, de dénonciation ou elle est pourvoyeuse d’un message d’égalité. Nous pouvons dire que l’écriture permet donc le développement des pays arabes, impossible sans la participation de la femme.

Si la matinée était particulièrement consacrée au débat, l’après midi était l’occasion pour les élèves de poser leurs questions à nos deux incroyables invitées. Elles ont su nous faire part de leurs expériences, loin d’être sans souffrances, dans le monde de la littérature arabe, ainsi que de leur chemin périlleux vers l’accomplissement de leur rêve professionnel ; Madame Saïda Charif en tant que rédactrice en chef, métier plutôt réservé aux hommes et madame Oulaya El Idrissi El Bouzaïdi en tant que poétesse. Un moment très enrichissant et instructif, mais aussi très touchant.

Mais voici arrivé le temps du retour. Dans une belle ambiance nous retournâmes à Rabat, déterminés et excités à l’idée de reproduire cette expérience, mais cette fois-ci, dans la capitale, dans notre établissement, chez nous.

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